Planète sans visa |
Planète sans visaDe Jean Malaquais
Editions Phébus. Adaptation et mise en scène Dominique Sarrazin. Scénographie : Ettore Marchica Lumières/son : Marie Jo Dupré, Guillaume Xavier Costumes : Catherine Lefebvre Avec : Un spectacle de la découverte. Avec lille2004 Capitale Européenne de la Culture. Planète sans visa est un roman de 686 pages, une somme. Malaquais y travailla jusqu’à sa mort en 1998… « Nous sommes à Marseille au début des années 40. Sale époque. Le grand port du mirage colonial, où naguère encore le Marius de Pagnol rêvait de brûlantes évasions, est devenu cette nasse où sont allés se perdre tous les indésirables pourchassés par Vichy, chacun d’eux rêvant de s’embarquer vers une improbable Amérique. Autour grouille la foule ordinaire des ports : marins en rade, flics en civil, mouchards avec qui l’on trinque au zinc sans méfiance. Et derrière ce petit monde qui se marche un peu sur les pieds, les tireurs de ficelles habituels : fonctionnaires en peine d’avancement, ambitieux de tout poil profitant de l’époque pour frayer d’audacieux raccourcis en eau trouble, délateurs à grande échelle ou à la petite semaine. En cherchant bien on trouve même dans les coins quelques héros, des vrais (pas beaucoup)… » (Quatrième de couverture, édition Phébus) |