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Edito

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La découverte [Théâtre de] à la Verrière [théâtre]



Bon anniversaire... ?

à la rigueur ...


 

XXème siècle – 1992  : OUVERTURE

XXIème siècle – 2012 : ça dure…

1992 : Se réjouir d’avoir lieu.

2012 : Y a – t – il encore lieu de se réjouir ?

 

OUI : Qu’un espace praticable, utile, accueillant, vivant, autorisant la permanence de l’éphémère, matière première de l’art vivant, du théâtre, tienne encore le cap de nos espérances et de nos engagements… alors oui…

NON : De la fragilisation croissante de tout ce qui se maintient hors des exigences proclamées ou masquées du marché. De l’impuissance revendiquée, de la soumission gestionnaire des uns, de la peur, rage et désespoir des autres, pas de quoi se ruer avec délice sur le gâteau d’anniversaire.

OUI : De l’entêtement à tenir les deux bouts de la création et du partage (troupes, publics, associations…) sans mollir sur les exigences éthiques et artistiques… alors oui, même si, modestement. Choix de vie contre plan de carrière.

NON : De l’injonction permanente, pernicieuse à faire chiffre, promotion, élimination, à préférer le « réalisme » ( ?) économique à la réalité sociale, à renier le droit (conquis) des producteurs artistiques sur leurs instruments de production : pas de quoi faire la « ola »…

OUI : D’avoir tenté de faire vivre un peu plus qu’un théâtre  « de plus »… [y en aurait – il trop ? Comme d’émigrés, de profs, de profiteurs du RSA, d’artistes, de « bénéficiaires passifs » ?]

 

D’une nouvelle saison fragilement conçue : 2 créations « maison » : Ma révérence et De

Grandes Espérances et tant d’accueils, débats, ateliers, rencontres, échanges,

découvertes…  Alors décidément OUI – ces vingt bougies, on les souffle quand ? Comment ?

SURPRISE.

En attendant, avec vous, on se réjouit de chercher encore «les moyens de faire et de vivre un tout petit peu mieux ce qu’on vit et ce qu’on fait.*»

A nous retrouver !

D.S

 

* d’après Pierre Bourdieu.